14 janvier 2009
L'illusion keynésienne
source: Les Echos
La rhétorique par laquelle on rationalise les politiques pour contrer la crise actuelle relève d'un keynésianisme primaire. Il est illusoire de croire que l'Etat peut relancer la demande ex nihilo comme de penser que l'interventionnisme étatique est efficace sur le long terme. Mais surtout, les solutions keynésiennes ignorent l'institution même qui est censée les mettre en œuvre, estime Pierre Lemieux, professeur associé à l'université du Québec.
08 janvier 2009
2009, réinventer, par Eric Fottorino
source: Le Monde
Il serait enfantin de croire à la régulation et aux plans de relance
comme seules thérapies susceptibles de soustraire l'économie mondiale à
la récession. Renflouement des banques, aides aux industries automobile
ou aéronautique -...... voilà pour alimenter l'espoir que le pire ne soit pas
vraiment le pire.
Réinventer. C'est un beau mot pour 2009. Il nous occupera même davantage qu'une année. Réinventer, c'est retrouver le fil d'une pensée interrompue, qui remettrait l'humain au coeur de la vie, au coeur de tout....
04 janvier 2009
How to Repair a Broken Financial World
source: The New-York Times
If we are going to spend trillions of dollars of taxpayer money, it makes more sense to focus less on the failed institutions at the top of the financial system and more on the individuals at the bottom. Instead of buying dodgy assets and guaranteeing deals that should never have been made in the first place, we should use our money to A) repair the social safety net, now badly rent in ways that cause perfectly rational people to be terrified; and B) transform the bailout of the banks into a rescue of homeowners.
29 décembre 2008
La titrisation, tuée par la crise, intéresse toujours les banques
source: Le Temps
DETTE. Les crédits titrisés, foyer de la plus grande débâcle financière, pourraient un jour revivre, mais avec beaucoup plus de garde-fous.
23 décembre 2008
Un "New Deal" à la Roosevelt sera-t-il efficace en 2009 aux Etats-Unis?
source: AFP
Pour nous sortir de cette spirale infernale, le gouvernement fédéral devra fournir un plan de relance comprenant de plus amples dépenses et une aide à ceux qui sont le plus dans le besoin", estimait récemment le Prix Nobel d'économie 2008, Paul Krugman, dans un blog. "Il est préférable de se fourvoyer en en faisant trop qu'en n'en faisant pas assez", ajoutait l'éminent économiste américain, soutenant le principe d'une relance par l'action publique comme dans les années 30.
16 décembre 2008
Le keynésianisme de Keynes, par Nicolas Baverez
source: Le Monde
Le retour en force des politiques keynésiennes va toutefois de pair avec le renouveau des critiques radicales contre le marché, voire la réhabilitation du protectionnisme ou de l'économie administrée. Autant l'intervention publique est indispensable pour enrayer la déflation, autant l'exhumation de la régulation keynésienne des "trente glorieuses" est chimérique. La société industrielle a disparu au profit d'une économie de services et de connaissance, tandis que le capitalisme se mondialisait. En réalité, la pensée de Keynes s'avère beaucoup plus moderne à l'âge du capitalisme universel que les doctrines mécanistes, dirigistes et nationalistes de certains de ses épigones.
13 décembre 2008
Ressusciter les «esprits animaux»
source: L'Economiste
Auteur: Robert Shiller
Les «esprits animaux» sont aussi influencés par ce que la mémoire collective a enregistré. Tout le monde en sait assez sur la Grande Dépression pour comprendre qu’il existe des analogies avec la situation actuelle. Certains savent que les taux d’intérêt à trois mois des bons du Trésor américains sont devenus légèrement négatifs en septembre 2008 - pour la première fois depuis 1941. Les gens savent aussi que les marchés financiers n’ont pas été aussi volatiles depuis la Grande Dépression (avec l’unique exception d’octobre 1987). De leur côté, les chefs d’Etat défendent des mesures de renflouage exceptionnelles en évoquant en termes à peine voilés le spectre de la Grande Dépression.
06 décembre 2008
Principes de fer et gant de velours vis-à-vis des banques
source: Le Monde
Les banques européennes ont-elles besoin d'amour vache ou de sollicitude affectueuse de la part des gouvernements de l'Union européenne (UE) ? Et l'Europe est-elle devenue une zone où tous les coups sont permis, et où l'ampleur de la crise justifierait toutes les entorses aux règles de la concurrence ? Ces questions sont au coeur du débat qui s'est engagé entre la Commission et plusieurs gouvernements à propos des plans de recapitalisation bancaire engagés depuis octobre....
24 novembre 2008
La politique de Keynes et la leçon de Friedman
source: Les Echos
Edito de J-M. Vittori
C'est vrai... mais Friedman n'est pas seulement l'apôtre du laisser-faire. Il a passé beaucoup de temps à étudier la crise des années 1930. Il en a tiré une grande leçon : la masse monétaire est essentielle. Pendant la Grande Dépression, la banque centrale des Etats-Unis, qui ne comprenait rien au film, l'avait réduite d'un tiers. Or cette offre de monnaie passe largement par les banques, qui affrontent aujourd'hui de graves problèmes. Voilà pourquoi, en bonnes élèves de Friedman, les banques centrales injectent massivement des liquidités dans le système. Bush, Sarkozy et bientôt Obama font du Keynes, Bernanke et Trichet font du Friedman
18 novembre 2008
La finance sous le tapis
source: Les Echos
La solution consiste bien sûr à créer de nouvelles règles. Les anciennes n'ont rien empêché, quand elles n'ont pas incité les acteurs à soulever le tapis !....Bruxelles impose par exemple désormais aux banques de garder au bilan 5 % de leurs produits structurés - pour que la poussière dépasse un peu du tapis. Mais ça ne suffira pas. L'appât du gain est trop fort. La seule solution de long terme est l'éthique. Autant dire que les montagnes de poussière sous le tapis de la finance ont un bel avenir.

